(Xinhua, le 7 mai 2012 ) Le président élu français, François Hollande, a déclaré qu'il espèrait que les relations amiciales et coopération entre la France et la Chine doivent se renforcer davantage. Le nouveau président élu français a fait cette déclaration lors qu'il a reçu lundi après-midi l'ambassadeur de Chine en France M. Kong Quan, qui lui a transmis le message de félicitations du président chinois Hu Jintao après sa victoire à l'élection présidentielle. L'amitié et la coopération de longue date entre la Chine et la France se conforment aux intérêts fondamentaux des deux pays et des deux peuples, sont significatives pour sauvegarder et promouvoir la paix, la stabilité et le développpement sur la planète, a déclaré le président Hu dans ce message de félicitations. La Chine et la France, toutes deux membres du Conseil de sécurité de l'ONU et économies principales du monde, jouissent de larges intérêts communs et assument d'importantes responsabilités dans les majeures questions concernant la sauvegarde de la paix mondiale et la promotion du développement commun, a noté M. Hu. Il a fait savoir que la Chine envisage de travailler avec la France pour avancer un nouveau partenariat stratégique global, mûr et stable, sur la base du respect mutuel et du bénéfice réciproque, dans une perspective globale en vue de bénéficier aux deux pays et au monde entier. Il a précisé que la France est prête à promouvoir davantage les échanges bilatéraux et la coopération amicaux dans le domaine du développement économique et commercial, à accroître les investissements mutuels entre les deux pays. *** La compagnie aérienne chinoise China Eastern Airlines a confirmé lundi l’achat 20 gros porteurs Boeing 777-300ER, tout en précisant qu’elle revendait également cinq Airbus A340 au constructeur américain dans le cadre de la même transaction. Dans un communiqué diffusé à la Bourse de Hong Kong, la compagnie chinoise indique que l’accord commercial prévoit le rachat par Boeing de cinq Airbus A340-600 qu’elle avait acquis en 2003 et 2004 et qui étaient utilisées sur ses liaisons Shanghai-New-York et Shanghai-Los Angeles. La valeur avant audit de ces avions, qui seront achetés par l’avionneur américain lorsqu’il livrera les premiers de ces 20 gros-porteurs à China Eastern en 2014 et 2015, est estimée à 4,44 milliards de yuans (537 millions d’euros), précise le communiqué. La commande des 20 Boeing, annoncée vendredi par l’avionneur américain, s’élève à près de 6 milliards de dollars au prix catalogue. China Eastern considère que « l’A340-600 a un coût opérationnel élevé et une compétitivité relativement faible », selon le communiqué de la compagnie. Il ajoute que « l’achat des Boeing et la cession simultanée des Airbus vont réduire les coûts d’opération unitaires de la compagnie, optimiser la structure de la flotte pour les longs courriers et augmenter le degré de confort pour nos passagers ». La revente des Airbus contre l’achat des Boeing est « un cas de figure dont je n’ai jamais entendu parler », a déclaré un responsable du service de presse d’Airbus en France, ajoutant que l’avionneur européen n’avait « pas de commentaire particulier » à faire sur le sujet. Toutefois, « régulièrement, les compagnies peuvent revendre des avions qui sont recasés par des sociétés de leasing. Boeing va peut-être les mettre aussitôt dans une société de leasing », a estimé ce porte-parole. EADS, la maison mère d’Airbus, avait révélé en mars que le gouvernement chinois bloquait des commandes d’Airbus en représailles à l’imposition d’une taxe carbone à toutes les compagnies opérant dans l’Union européenne. Le patron d’EADS Louis Gallois avait précisé que la Chine avait bloqué des commandes de dix superjumbo A380 et 35 long-courriers A330, dont 25 sont déjà en fabrication. En octobre, avant l’entrée en vigueur de la taxe carbone européenne au 1er janvier, China Eastern Airlines avait annulé une commande de Boeing 787, dont les livraisons ont pris beaucoup de retard, optant pour un mélange d'appareils moyen-courrier B737 et d’Airbus A330. Fin 2010, elle avait commandé 50 Airbus A320. Pékin limite les investissements étrangers dans le secteur automobile. Ce sont 29 pages qui pourraient changer la donne pour les groupes étrangers désireux de s’installer en Chine. Publiée sur le site internet de l’agence chinoise de planification économique, la liste énumère les secteurs pour lesquels l’investissement étranger est encouragé ou restreint, voire interdit. Par exemple, le pays ne souhaite plus d’implantations de sites de construction automobile ou de polysilicium de la part de groupes étrangers. Pour la filiale automobile, la Commission du développement et de la réforme nationale et le ministère du Commerce estime qu'il faut privilégier la production nationale. Le gouvernement "va retirer son soutien à l'investissement étranger dans l'industrie automobile". Une mesure qui devrait déplaire notamment aux géants de l'automobile internationale. Et ce même si de grands noms comme Honda, GM ou encore PSA Peugeot Citroën ont depuis longtemps des unités en Chine. Les marques étrangères sont dominantes en Chine, avec environ 70% du marché, mais les constructeurs étrangers doivent s'associer à un partenaire chinois pour produire sur place. (30/12/2011) .RMB. Les occidentaux accusent la Chine de favoriser ses exportations grace à une monnaie faible face au dollar. «Substantiellement sous-évalué», et «continuellement mal aligné». Sans aller jusqu'à qualifier la Chine de pays «manipulateur de devises», le Trésor américain a vertement critiqué mardi la politique monétaire menée par la puissance asiatique. La réponse chinoise est arrivée ce samedi. Dans un entretien à l'hebdomadaire Caixin, Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la Banque populaire de Chine (banque centrale), défend fermement son régime de taux de change affirmant qu'il évolue progressivement pour rendre le yuan, sa monnaie nationale, plus flexible.Aujourd'hui, les variations du yuan sont contenues. Fixées quotidiennement par la Banque populaire de Chine, elles varient entre plus ou moins 0,5 %. Une évolution limitée qui irrite régulièrement les partenaires commerciaux de la Chine. Les États-Unis estiment en effet que le niveau artificiellement bas de la devise favorise les exportations de biens manufacturés chinois (l'avantage compétitif est estimé à 30 % par rapport aux produits américains) et alimente de forts déficits commerciaux entre certains pays et la Chine. La directrice générale du Fonds monétaire internationale, Christine Lagarde, a déjà appelé la Chine à se doter d'une monnaie plus forte, tandis que Ben Bernanke, président de la Banque centrale américaine affirme que «la politique de change chinoise pénalise le processus de reprise» aux États-Unis. Analyse réfutée par les autorités asiatiques: le mois dernier, Hu Jintao, le président chinois, avait répondu à son homologue américain, Barack Obama, qu'une réévaluation même forte du yuan n'aiderait pas les États-Unis à régler leurs problèmes. Internationalisation croissante Selon Zhou Xiaochuan, la bande de fluctuation pourrait néanmoins être élargie dans le futur, comme le pays s'y était engagé au mois de novembre dans le communiqué final du dernier G20. Mais pas nécessairement autant que le souhaitent les partenaires commerciaux. La précédente décision en ce sens n'avait pas donné les résultats escomptés par les américains. En 2010, Pékin avait décidé de laisser évoluer le taux de change entre le yuan et le dollar, après presque deux ans d'immobilisme. Or, la monnaie chinoise s'est depuis appréciée d'environ 8 % face au billet vert, et de près de 12 % en tenant compte de l'inflation, selon le département du Trésor. Rythme jugé insuffisant par le gouvernement américain. Outre son taux de change, c'est l'internationalisation du yuan qui inquiète les États-Unis. Car si Pékin reste attachée à sa sous-évaluation, elle souhaite imposer sa monnaie comme l'une des principales devises mondiales. Pour la première fois en 2010, des sociétés étrangères (McDonald's, Caterpillar, Air liquide, la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement) ont émis leurs premières obligations en yuan. Et le 25 décembre dernier, la Chine et le Japon sont convenus de multiplier les échanges commerciaux dans leurs monnaies respectives, le yuan et le yen, à la place du dollar. Cette accord a d'ailleurs entraîné le mécontentement américain à l'égard du Japon, les premiers enjoignant |